Rabat, le 5 juin 2026 - Le Forum de Paris sur la Paix a clôturé aujourd’hui sa Réunion de printemps 2026, organisée à Rabat en partenariat avec le Groupe OCP et avec le soutien de l’Université Mohammed VI Polytechnique, autour du thème « Transitions résilientes ». Pendant deux jours, responsables politiques, organisations internationales, chercheurs, investisseurs, entreprises et acteurs de la société civile se sont réunis pour identifier les leviers permettant de construire des transitions capables de résister aux chocs géopolitiques, économiques, climatiques et sociaux.
Labellisée Présidence française du G7, cette Réunion de printemps s’est inscrite comme une étape de travail entre l’Africa Forward Summit de Nairobi et le Sommet du G7 d’Évian, avec l’objectif de nourrir les discussions internationales par des propositions concrètes issues d’un dialogue Nord-Sud et Sud-Sud. Le programme, aligné sur les priorités du G7, était structuré autour de trois axes : systèmes alimentaires, priorité à l’enfance et énergie et minéraux de transition.
« Cette réunion aboutit à des conclusions claires : face aux chocs géopolitiques comme la fermeture du Détroit d’Ormuz, il faut protéger les dynamiques de croissance et de modernisation qui portent l’Afrique vers un meilleur développement dans le domaine agricole, celui de la santé ou des minéraux critiques. La route de cette souveraineté retrouvée passe par la diversification des approvisionnements et des partenariats et la mise en réseau des énergies et des ressources du continent. » - Justin Vaïsse, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix
Deux jours pour transformer la résilience en agenda d’action
Accueillie sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Réunion de printemps a alterné sessions de travail, tables rondes et plénières de haut niveau. La journée du 4 juin a été consacrée à l’approfondissement technique des trois priorités, tandis que la journée du 5 juin a permis de consolider les avancées et de porter les messages clés dans une perspective multilatérale et même polylatérale (intégrant d’autre acteurs que les seuls Etats).
La Réunion s’est ouverte le 4 juin par un discours de S.E. Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable du Royaume du Maroc, qui a rappelé l’importance du thème des transitions résilientes pour le Maroc, l’Afrique et l’agenda international du développement. Elle a notamment déclaré : « Lorsque l’on m’a demandé de prononcer ce discours d’ouverture, j’ai immédiatement été intéressée par le thème des transitions résilientes, car au Maroc, en Afrique, nous savons ce que signifie la résilience, et nous savons ce que les transitions veulent dire. »
Lors de la session d’ouverture du 5 juin, le Forum a également eu l’honneur d’accueillir la première prise de parole officielle de Philippe Lalliot en tant que nouvel ambassadeur de France au Maroc. Il a notamment déclaré : « Nous sommes ici au bon endroit, au bon moment et en bonne compagnie pour réfléchir justement aux voies et moyens par lesquels nous pouvons ensemble nous assurer que ces grands bouleversements, ces transitions, fassent l'objet de solutions concrètes, réalistes et adaptées, pour transformer ainsi nos espoirs et nos ambitions en projets et en actions. »
La Réunion de printemps 2026 a réuni de nombreuses personnalités issues de gouvernements, d’organisations internationales, du secteur privé, de la recherche, de la culture et de la société civile, parmi lesquelles S.E. Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable du Royaume du Maroc, Philippe Lalliot, ambassadeur de la République française auprès du Royaume du Maroc, Estelle Youssouffa, secrétaire de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Karim Ben Cheikh, député de la 9e circonscription des Français établis hors de France, Hicham El Habti, président de l’Université Mohammed VI Polytechnique, Hajar Alafifi, CEO, OCP Africa, Laura Bill, représentante de l’UNICEF au Maroc, Catherine Bonnaud, directrice de l’Agence française de développement au Maroc, Rabiaa Marhouch, éditrice, écrivaine et universitaire, Hajar Azell Chokairi, écrivaine et entrepreneuse culturelle, Yusra Mardini, nageuse olympique et ambassadrice de bonne volonté du HCR, ainsi que plusieurs représentants du Groupe de la Banque mondiale, de la Commission européenne, de la BERD, de l’OCDE, du PNUD, d’AGRA, de GAIN, d’INNOVX et du Groupe OCP.
« À la jonction de l'Afrique, de l'Europe et du monde arabe, Rabat est une ville qui a longtemps appris à faire dialoguer des mondes différents. Une ville où les circulations, les échanges et les interdépendances sont des réalités vécues et qui rappelle, à sa manière, qu'aucune transformation durable ne se construit dans l'isolement. Une transition peut être juste dans sa conception, équitable dans ses mécanismes, inclusive dans sa gouvernance, et pourtant demeurer vulnérable. Vulnérable parce qu'elle a été pensée pour un monde plus stable que celui dans lequel nous vivons.» - Hicham El Habti, Président, Université Mohammed VI Polytechnique.
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