Le programme
Transitions résilientes
La Réunion de printemps 2026 se concentrera plus spécifiquement sur la construction d’un avenir résilient dans un monde en pleine mutation, avec un programme aligné sur les priorités du Sommet du G7 et axé principalement sur les thèmes suivants :
- Systèmes alimentaires
- Priorité à l’enfance
- Énergie et minerais de transition
L’évènement se tiendra sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique, à Rabat, au Maroc, sur deux jours d’échanges riches et de travail collectif. Le 4 juin sera consacré à des sessions de travail, offrant aux participants l’opportunité d’avancer sur chacun de ces sujets. Le 5 juin sera quant à lui dédié aux sessions plénières, constituant un espace de partage et de consolidation des avancées réalisées la veille.

Jeudi 4 juin
Intervenants:
Partie 1 : Ouverture de l’après-midi
- Leila Benali, Ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Royaume du Maroc
- Justin Vaïsse, Fondateur et Directeur Général, Forum de Paris sur la Paix
Partie 2 : Introduction du Forum ATLAS – MAVA
- Younes Addou, Vice-Président Solutions Agro-industrie et Durabilité, INNOVX (Groupe OCP)
- Augustin Grandgeorge, Responsable des Initiatives de Développement, Forum de Paris sur la Paix
Cette table ronde s’inscrit dans le cadre du FORUM ATLAS-MAVA réunissant les plateformes ATLAS et MAVA pour répondre aux défis du financement de l’agriculture en Afrique, en facilitant la connexion des plans nationaux aux capitaux, des institutions de financement du développement aux projets de terrain, et des agriculteurs aux technologies et aux financements.
Table ronde co-construite avec le Groupe de la Banque mondiale, INNOVX et ATLAS
Cette session a exploré comment des plateformes coordonnées peuvent contribuer à surmonter l’une des contraintes les plus persistants de l’agriculture africaine : la traduction des stratégies nationales, des programmes de réforme et des plans d’investissement en un pipeline de projets cohérent, finançable et évolutif, capable de mobiliser à la fois des capitaux publics et privés. La discussion a placé AgriConnect au cœur de ce défi de coordination, tout en illustrant comment les partenariats entre le Groupe de la Banque mondiale et des acteurs stratégiques — tels que l’OCP — peuvent soutenir ses objectifs. Dans ce contexte, des initiatives telles que MAVA fournissent un exemple concret de la manière dont la collaboration public-privé peut contribuer à concrétiser les priorités d’AgriConnect et à dépasser les interventions fragmentées pour s’orienter vers des approches de financement intégrées et pilotées par les pays. AgriConnect est l’initiative phare du Groupe de la Banque mondiale visant à transformer l’agriculture et l’agroalimentaire en intégrant réformes politiques, investissements publics, conseil et financement du secteur privé. Elle vise à aider les agriculteurs à passer d’un système de subsistance à des systèmes plus productifs et orientés vers le marché, tout en créant des emplois, en renforçant les systèmes alimentaires et en mobilisant des investissements à grande échelle. Avec pour objectif d’améliorer les moyens de subsistance de 300 millions d’agriculteurs d’ici 2030, AgriConnect s’articule autour de trois piliers — renforcer les fondements, réformer les politiques et mobiliser des capitaux — et fonctionne comme une plateforme collaborative qui rassemble les gouvernements, les acteurs du secteur privé et les partenaires de développement afin d’amplifier l’impact au niveau des pays et des chaînes de valeur.
La session a examiné comment AgriConnect peut servir de cadre de coordination au niveau national permettant d’harmoniser efficacement les réformes politiques, les investissements publics et l’engagement du secteur privé. Elle a également cherché à identifier des mesures concrètes pouvant être développées en collaboration avec les parties prenantes intéressées afin de renforcer la mobilisation de financements agricoles et de soutenir la généralisation des investissements agricoles durables.
Intervenants:
Remarques d’accueil:
- Anup Jagwani, Directeur monde, Agriculture et Agro-industrie, Groupe Banque mondiale
Présentation AgriConnect:
- Chakib Jenane, Directeur Regional, Departement Planet, Afrique de l’Ouest et Centrale, Groupe de La Banque Mondiale (GBM)
Panel 1 : Poser les bases pour passer à l’échelle
- Lawrence Haddad, Directeur exécutif, Global Alliance for Improved Nutrition (GAIN)
- Hajar Alafifi, Présidente directrice générale, OCP Africa
- Carl Manlan, Directeur, Partenariats et Développement commercial, AGRA
- Alise Dykstra Thomas, Responsable Senior, Partenariats et Conseil, PULA
Modérateur :
- Patrick Dupoux, Directeur associé senior, Boston Consulting Group (BCG)
Panel 2 : Débloquer les capitaux et déployer les solutions à grande échelle
- Emmanuel Marchant, Vice Président Senior, Sustainibility et Partenariats, directeur général, Danone Ecosystem
- Hamza Rkha Chaham, Directeur général, SOWIT- TAKAMOUL
- Younes Addou, Vice-Président Agribusiness & Sustainability Solutions, InnovX
- Malik Souali, Conseiller stratégie, ENABEL
Modérateur :
- David Tinel, Représentant Régional pour le Maghreb, Société Financière Internationale

L’agriculture africaine est confrontée à un paradoxe flagrant : un continent qui détient 60 % des terres arables mondiales, mais qui est confronté à un déficit de financement annuel de 200 milliards de dollars et à un manque criant de coordination qui empêche des innovations prometteuses de dépasser le stade pilote. Alors que les start-ups agro-technologiques, les pratiques adaptées au climat et les outils numériques se multiplient à travers le continent, des obstacles structurels — écosystèmes fragmentés, filières d’investissement mal alignées et liens insuffisants avec les priorités nationales — les empêchent de se déployer à l’échelle des chaînes de valeur.
Cette table ronde a réuni des décideurs afin de combler ce fossé. S’appuyant sur le rapport Briter sur l’innovation, les participants ont dressé un état des lieux de l’innovation agricole en Afrique, identifié les obstacles qui freinent la mise à l’échelle et l’accès aux capitaux à long terme, et défini les rôles respectifs des institutions financières de développement (IFD), des gouvernements, des entreprises et des organisations philanthropiques dans la réduction des risques liés aux solutions proposées. L’objectif : identifier des parcours concrets de l’innovation vers l’investissement qu’ATLAS pourra faire progresser dans son programme de travail 2026 — en transformant le dynamisme de l’écosystème en pipelines structurés et prêts à l’investissement, capables d’avoir un impact réel à grande échelle pour les agriculteurs et les systèmes alimentaires.
Intervenants:
- Younes Addou, Vice-Président Agribusiness & Sustainability Solutions, InnovX
- Racine Ly, Directeur, Intelligence des données et gouvernance, AKADEMIYA2063
- Carl Manlan, Directeur, Partenariats et Développement commercial, AGRA
- Jihane Ajijti, Directeur Afrique & Brésil, TOURBA
- Meryem Bennis, Charge d’investissement, Global Agriconnect Platform Morocco, Société financière internationale
- Sandrine Dury, Directrice Régionale Méditerranée, Moyen-Orient et Pays des Balkans, CIRAD
- Maryam Guessous, Responsable de Domseeds, Studio Les Domaines
- Raphael Hara, Directeur général, Ksapa
- Fiona Hoffman, Directrice des Partenariats stratégiques et de la Croissance, PULA
- Agnes Matilda Kalibata, Founder & CEO, C4Impact Advisory ; Former president, Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA)
- Marie-Claire Kalihangabo, Coordinatrice Mécanisme de Financement des Engrais en Afrique, Banque africaine de Développement
- Bruno Meireles de Sousa, Partner, Bidra Innovation Ventures
- Vasco Molini, Responsable de Programme, Initiative 50×2030, Banque mondiale
- Celso Moretti, Ex-Président, Embrapa
-
Aniss Bouraqqadi, Directeur Agronomie, OCP Nutricrops
Modérateur
- David Saunders, Directeur de la Stratégie et de la Croissance, Briter

Organisée en collaboration avec le Comité d’Action pour la Méditerranée
Les deux rives de la Méditerranée connaissent aujourd’hui une complémentarité structurelle. D’une part, l’Europe est confrontée à une pression croissante sur ses marchés du travail agricoles : rien qu’en France, France Travail prévoit plus de 200 000 nouvelles embauches dans le secteur, dans un contexte de vieillissement démographique accéléré et de désintérêt croissant des travailleurs locaux pour les emplois agricoles. D’autre part, le sud de la Méditerranée dispose d’une main-d’œuvre jeune, disponible et de plus en plus qualifiée. Ce déséquilibre représente une opportunité et appelle des réponses politiques coordonnées. En effet, si certains couloirs migratoires existent déjà (l’Andalousie à elle seule compte plus de 93 000 travailleurs agricoles étrangers, soit plus d’un tiers du total national espagnol), ils restent insuffisamment développés et sous-dimensionnés par rapport à l’ampleur des besoins.
Les programmes de migration saisonnière circulaire apparaissent donc comme une réponse concrète aux déséquilibres des marchés du travail agricoles européens et, plus largement, comme un levier pour l’intégration euro-méditerranéenne. Cette table ronde avait pour objectif d’examiner, à partir d’expériences concrètes, les programmes de mobilité agricole saisonnière et les conditions dans lesquelles ils peuvent devenir un moteur durable de l’intégration régionale (mobilité humaine, efficacité économique et viabilité politique et sociale). Il s’est concentré sur un cas emblématique : les chaînes d’approvisionnement agroalimentaires reliant le Maroc, l’Andalousie et le sud de la France, illustrées par le groupe Azura. Ce modèle, avec une plateforme logistique à Montpellier, une production au Sahara et un capital franco-marocain, montre comment des chaînes de valeur intégrées peuvent émerger autour de la mobilité de la main-d’œuvre. Les discussions ont également porté sur la dimension sociale de ces réseaux : s’appuyant largement sur une main-d’œuvre saisonnière féminine, ils constituent un levier d’autonomisation économique, à condition que les conditions de travail soient à la hauteur de cet engagement.
Intervenants:
- Hakim El Karoui, Fondateur et associé, Volentia, Président & fondateur, Comité d’Action pour la Méditerrannée
- Martin Fortes Delacroix, Coordinateur régional pour l’Afrique du Nord, Expertise France
- Abir Lemseffer, Directrice générale adjointe, Azura ; Présidente du Comité stratégique, Danone Maroc
Modérateur:
- Marc Reverdin, Secrétaire Général, Comité d’Action pour la Méditerranée
L’Afrique est confrontée à une double crise : un déficit de financement agricole de 200 milliards de dollars et une épidémie de « faim cachée », avec 925 millions de personnes qui n’ont pas les moyens de s’alimenter sainement et 80 % des femmes d’Afrique subsaharienne présentant une carence en au moins un micronutriment. Des décennies d’agriculture intensive et de dégradation des sols ont discrètement privé les cultures de base de nutriments essentiels — une crise largement invisible, mais qui touche des milliards de personnes.
La solution se trouve sous nos pieds. La biofortification agronomique — qui consiste à améliorer la qualité nutritionnelle grâce à une meilleure santé des sols, à des engrais enrichis en micronutriments et à des variétés de semences résilientes — offre une voie évolutive et rentable, du sol à la santé. Mais sa mise à l’échelle exige une action coordonnée tout au long de la chaîne de valeur, des agriculteurs et chercheurs aux transformateurs, financiers et décideurs politiques.
Cette table ronde a examiné comment concrétiser cette vision : en harmonisant les incitations, en structurant les partenariats et en réorientant les critères de réussite de l’agriculture, afin qu’ils ne se limitent plus au seul rendement, mais prennent également en compte la nutrition, les moyens de subsistance et la durabilité.
Intervenants:
- Lawrence Haddad, Directeur exécutif, Global Alliance for Improved Nutrition (GAIN)
- Abir Lemseffer, Directrice générale adjointe, Azura ; Présidente du Comité stratégique, Danone Maroc
- Aniss Bouraqqadi, Directeur Agronomie, OCP Nutricrops
- Hassan Aguenaou, Professeur, Université Ibn Tofail
- Bruno Gérard, Doyen, École d’Agriculture et des Sciences de l’Environnement, UM6P – Université Mohammed VI Polytechnique
- Aisha Hadejia, Partner, Sahel Consulting
- Naïl Lazrak, Analyste politique, OCDE
- Kaushik Majumdar, Directeur général, African Plant Nutrition Institute (APNI)
- Francine Picard Mukazi, Co-fondatrice et Directrice des Partenariats, Shamba Center
- Lal Rattan, Directeur, CFAES Rattan Lal Center for Carbon Management and Sequestration
- Tom van Mourik, Conseiller Systèmes alimentaires, Helen Keller Intl
- Jean-Baptiste Boulay, Vice-président exécutif, OCP NUTRICROPS
Modérateurs :
- Thibaud Aschbacher, Principal, BCG
- Facundo Etchebehere, Co-fondateur, Ambition Loop
Des chaînes de valeur des minéraux de transition résilientes et durables sont essentielles à la transition énergétique, à l’économie numérique et à la résilience industrielle. Pourtant, les cadres de financement actuels dans les chaînes de valeur des minéraux ne permettent pas de mobiliser les investissements à l’échelle et au rythme requis. L’AIE estime que 800 milliards de dollars d’investissements miniers seront nécessaires d’ici 2040 pour rester sur la trajectoire de 1,5 °C, tandis que la CNUCED fait état d’un déficit de 225 milliards de dollars dans les seules économies en développement. Cette session a réuni des membres et des conseillers spéciaux du Conseil mondial pour des minéraux de transition responsables, des représentants gouvernementaux, des experts des banques de développement, des acteurs de l’industrie et de la société civile afin d’aborder les défis les plus urgents et les solutions pour le financement de chaînes de valeur minérales responsables. Elle a également permis aux membres du groupe de travail dédié du Conseil mondial, convoqué par le Forum de Paris pour la paix, de présenter et de discuter de la note d’orientation récemment adoptée par le Conseil sur le financement des chaînes de valeur des minéraux de transition responsables. La présidence française du G7 ayant placé le financement des chaînes de valeur des minerais de transition en tête de l’agenda multilatéral à l’approche du sommet d’Évian, cette session a offert une occasion cruciale d’aligner des approches de financement crédibles sur les attentes des pays producteurs riches en ressources.
Intervenants:
- Noemie Benfella, Analyste junior, OCDE
- Assheton Carter, Directeur exécutif, Fair Cobalt Alliance
- Vincenzo Conforti, Directeur des Affaires internationales Europe, Glencore
- Siobhan Kaltenbacher, Conseillère en matière de Gouvernance, de Fragilité et de Conflits, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ)
- Bertrand Poche, Chef adjoint, Bureau de l’AFD au Maroc
- Gordon Poole, Directeur, Isvern Advisory
- Ma Jun, Directeur et fondateur, Institute of Public and Environmental Affairs (IPE)
- Glen Mpufane, Membre du Conseil mondial pour les Minéraux de Transition responsables ; Directeur Exécutif, GM Mining ESG Consulting
- Bruno Oberle, Président, World Resource Forum Association (WRF)
- Luc Tezenas, Responsable des politiques et du plaidoyer, Réseau pour la justice des ressources
- Etienne Sum Wah, Délégué commercial principal, Ambassade du Canada auprès du Royaume du Maroc
Modérateurs :
- Adrien Abecassis, Directeur des initiatives politiques, Forum de Paris sur la Paix
- Céline Kauffmann, Directrice des Programmes, Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI)
Vendredi 5 juin - Auditorium
Intervenants:
- Justin Vaïsse, Fondateur et Directeur Général, Forum de Paris sur la Paix
- Philippe Lalliot, Ambassadeur de la République Française auprès du Royaume du Maroc
- Hicham El Habti, Président, Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P)
Les États africains, qui sont encore aux prises avec les répercussions économiques de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, doivent désormais faire face aux répercussions supplémentaires de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, telles que la flambée des prix de l’énergie, les perturbations commerciales ou la volatilité financière. La suspension des chaînes d’approvisionnement en engrais transitant par la région du Golfe, par exemple, affecte considérablement l’agroalimentaire africain, l’économie des petits exploitants agricoles et la sécurité alimentaire.
Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient et que les conflits se multiplient à travers le monde, la sécurité et la souveraineté économique occupent une place de plus en plus prépondérante dans les agendas et les budgets nationaux et mondiaux. La succession de crises que traverse le monde montre à quel point il est devenu fondamental de renforcer la résilience. Dans ce contexte, quelle place reste-t-il pour les priorités de développement et les transitions justes ? L’élan suscité par l’Agenda 2030 peut-il perdurer dans un monde marqué par la fragmentation, la concurrence stratégique et l’affaiblissement des institutions et des règles internationales ?
Ce panel a examiné comment l’Afrique peut naviguer dans cette matrice complexe de perturbations, d’instabilité et de réductions de l’aide dans un monde marqué par l’intensification de la rivalité entre grandes puissances et des conflits régionaux. Il a également discuté de la manière dont la coopération peut s’adapter à ces dynamiques changeantes, comment la résilience peut être renforcée, comment les ressources peuvent être mobilisées par le biais d’efforts multilatéraux et comment la mobilisation des ressources nationales africaines peut être accélérée, afin de relever les défis les plus cruciaux du monde et d’assurer un développement durable et résilient, en particulier en Afrique.
Intervenants:
- Delphine Allès, Vice-Présidente, Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)
- Yasmina Asrarguis, Chercheure en Géopolitique, Fondation Jean-Jaurès
- Karim El Aynaoui, Président exécutif, Policy Center for the New South
- Sachin Kumar Sharma, Directeur général, Research and Information System for Developing Countries (RIS)
Modérateur :
- Justin Vaïsse, Fondateur et Directeur général, Forum de Paris sur la Paix
Le panel a examiné comment les récentes crises mondiales — la COVID-19, la guerre en Ukraine et les perturbations sur le marché des engrais — ont mis en évidence de profondes faiblesses structurelles dans les systèmes alimentaires africains. Malgré un immense potentiel agricole, l’Afrique reste fortement dépendante des importations de denrées alimentaires et d’engrais, ce qui la rend vulnérable aux chocs extérieurs. Ces crises ont souligné la nécessité urgente d’une plus grande autosuffisance alimentaire et en intrants. Dans le même temps, ces chocs ont mis en évidence les solutions à apporter : stimuler la production nationale d’engrais, réduire la dépendance vis-à-vis des importations, renforcer les chaînes de valeur régionales et harmoniser les politiques, les investissements et la mise en œuvre. L’agriculture employant déjà plus de 70 % de la population africaine, le continent a la capacité de subvenir à ses propres besoins alimentaires et de contribuer à la sécurité alimentaire mondiale s’il bénéficie d’un financement et d’une coordination adéquats. S’appuyant sur les progrès réalisés lors des sessions ATLAS consacrées au financement, à l’innovation et à la nutrition, le panel s’est concentré sur l’accélération des actions concrètes. Son objectif est de transformer les leçons tirées de la crise en investissements coordonnés entre les secteurs public et privé et en une transformation agricole durable à travers l’Afrique.
Discours d’ouverture :
- Ahmed El Bouari, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Royaume du Maroc
Partie 1 – la sécurité alimentaire et les chocs globaux
Intervenants:
- Antoinette Fenuku-Dukuly, Vice‑ministre chargé de l’Administration au sein du ministère de l’Agriculture, République du Libéria
- Anup Jagwani, Directeur monde, Agriculture et Agro-industrie, Groupe Banque mondiale
Modérateur :
- Patrick Dupoux, Directeur associé senior, Boston Consulting Group (BCG)
Partie 2 – le chemin à parcourir
Intervenants:
- Racine Ly, Directeur, Intelligence des données et gouvernance, AKADEMIYA2063
- Carl Manlan, Directeur, Partenariats et Développement commercial, AGRA
- Sandra Bartelt, Conseillère principale pour les agendas du G7 et du G20 pour le développement durable, Direction générale des partenariats internationaux (INTPA), Commission européenne
- Younes Addou, Vice-Président Agribusiness & Sustainability Solutions, InnovX
Modérateur :
- Augustin Grandgeorge, Responsable des initiatives développement, Forum de Paris sur la Paix
Dans un contexte de choix difficiles, investir dans l’enfance devient un levier puissant et fédérateur pour favoriser le développement humain et la résilience des populations les plus vulnérables. Le Cadre pour la priorité à l’enfance (CPF) vise à faire du bien-être des enfants, à travers les cinq piliers que sont la santé, l’éducation, la nutrition, la protection et le développement psychosocial, une priorité mondiale en matière de développement. Les enfants représentant l’investissement le plus efficace et le plus fédérateur pour la stabilité et la prospérité mondiales à long terme, ce panel a fait le point sur les progrès réalisés en vue du sommet du G7 à Évian concernant l’Agenda pour l’Enfance.
Partie 1
Intervenants :
- Laura Bill, Représentante, Maroc, Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)
- Yusra Mardini, Nageuse Olympique, Ambassadrice de Bonne Volonté pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR)
Modératrice :
- Trisha Shetty, Fondatrice et Présidente, SheSays ; Présidente du Comité de Pilotage, Forum de Paris sur la Paix
Partie 2 :
Intervenants :
- Asmae Boureddaya, Représentante Résidente, AUDA-NEPAD
- Sandra Bartelt, Conseillère Principale pour les Agendas de Développement Durable du G7 et du G20, Direction Générale des Partenariats Internationaux (INTPA), Commission européenne
- Matteo Maestracci, Directeur des Affaires Publiques Mondiales, Danone
Modératrice :
- Zohreen Badruddin, Responsable des Politiques, Initiative pour l’Enfance et Financement du Développement International, Forum de Paris sur la Paix
Alors que la demande en minéraux de transition s’accélère, les pays producteurs du Sud se trouvent au cœur de nouvelles chaînes de valeur stratégiques, mais restent trop souvent en marge des processus décisionnels. Dans un contexte où les minéraux stratégiques occupent une place croissante dans les discussions multilatérales, notamment dans le cadre de la présidence française du G7 en 2026, ce panel de haut niveau, réuni avec des membres du Conseil mondial pour des minéraux de transition responsables, a exploré les moyens de placer les pays du Sud au centre de chaînes de valeur minières résilientes et durables. Réunissant les points de vue des gouvernements, de l’industrie et des organisations internationales, les intervenants ont discuté de la manière de concilier la sécurité d’approvisionnement avec une création de valeur équitable et du rôle de la coopération Sud-Sud. La discussion a porté sur les voies à suivre pour mettre en place une architecture mondiale de gouvernance partagée pour les minéraux de transition.
Intervenants:
- Ma Jun, Directeur et fondateur, Institute of Public and Environmental Affairs (IPE)
- Glen Mpufane, Membre du Conseil mondial pour les Minéraux de Transition responsables ; Directeur Exécutif, GM Mining ESG Consulting
- Bruno Oberle, Président, World Resource Forum Association (WRF)
- Amine Houssaim, Directeur général, InnovX
Modératrice :
- Céline Kauffmann, Directrice des Programmes, Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI)
Dans le prolongement de « Resilient Transitions » et de la désignation de Rabat comme Capitale mondiale du livre 2026 par l’UNESCO, cette session a exploré le rôle des imaginaires en tant que vecteurs de liberté et d’émancipation culturelle, ainsi que les modalités de leur diffusion, de leur transmission et de leur développement collectif auprès des jeunes. Organisée au cœur d’une université d’excellence, cette table ronde a permis aux intervenants de mettre en lumière la manière dont les récits collectifs, les industries culturelles et créatives et les espaces de dialogue contribuent à façonner des sociétés plus ouvertes, innovantes et inclusives. La discussion a examiné les dynamiques permettant aux jeunes de se réapproprier, de produire et de diffuser leurs propres récits dans un monde marqué par de profondes transformations et une connectivité mondiale croissante. En réunissant des acteurs universitaires, culturels et institutionnels, la session a analysé comment l’émergence de nouveaux imaginaires collectifs, en phase avec les aspirations d’une jeunesse confrontée à une polycrise, participe aux transitions intellectuelles, symboliques et culturelles en cours.
Intervenants:
- Rabiaa Marhouch, Editrice, écrivaine et universitaire
- Hajar Azell Chokairi, Écrivaine, entrepreneure culturelle
Modérateur :
- Khalid Chegraoui, Vice-doyen, Relations internationales, Université polytechnique Mohammed VI (UM6P), Faculté de gouvernance, d’économie et de sciences sociales (FGSES)