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Le Forum de Paris sur la Paix et Initiate publient un rapport sur la gouvernance de l'IA

Dépasser le clivage Nord-Sud sur la gouvernance de l’IA : Un plan d’action

L’intelligence artificielle (IA) transforme le monde plus vite que celui-ci ne peut estomper l’intensification des divisions géopolitiques et des disparités socio-économiques. Alors que l’évolution technologique est plus rapide que la politique réglementaire, aucun cadre commun n’a émergé permettant de coordonner les nombreuses approches de gouvernance dépendant de contextes nationaux. Les préoccupations et les intérêts des citoyens et de la société civile du Sud global en particulier doivent être davantage priorisés pour inverser la fragmentation croissante de la gouvernance des plateformes algorithmiques et des systèmes d’IA dans le monde.

Les sociétés du Sud sont en droit de bénéficier d’avantages économiques équitables et de protections significatives contre les plateformes et outils largement contrôlés par des sociétés basées dans le Nord et au sein des grandes puissances, en particulier les États-Unis et la Chine, mais également l’Union européenne. Cette équité doit être fondée sur ce que nous définissons comme un « constitutionnalisme de l’IA », qui considère l’IA et le big data comme des ressources fondamentales au sein de l’économie moderne.

Nourri par les réflexions d’un groupe de travail pluridisciplinaire et international – avec une forte représentation du Sud Global – composé de 21 experts réunis de manière inédite par Initiate: Digital Rights in Society et le Forum de Paris sur la Paix, le rapport propose que le constitutionnalisme de l’IA et une approche fondée sur les droits guident l’élaboration de protocoles et de conventions internationaux de haut niveau qui fixeront les normes d’élaboration des politiques pour le développement et le déploiement de l’IA, dans le monde entier. Il recommande 4 actions clés pour œuvrer en faveur d’un paysage politique de l’IA moins fragmenté qui intègre les intérêts et les préoccupations des pays du Sud Global.

4 actions clés pour œuvrer en faveur d'un paysage politique de l'IA moins fragmenté

Entretiens

Quels sont les défis de gouvernance algorithmique les plus cruciaux dans le Sud Global ?

Nous avons demandé à 6 membres du Groupe de travail, provenant des 4 coins du monde (Pakistan, Etats-Unis, Canada, Inde, Chili, Egypte) quels étaient les principaux défis de gouvernance algorithmique auxquels faisait face le Sud global. Prenant en considération leur perspective nationale, ils ont répondu à cette interrogation fondamentale et apporté des éléments sur la nécessité pour les décideurs politiques, les membres d’organisations internationales, les acteurs de la société civile et les académiques de lire ce rapport inédit.

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« [Le Sud global est] déjà en retard sur le Nord global au niveau du développement de cadres politiques, de gouvernance et de réglementation qui peuvent guider et filtrer l’emploi des mécanismes d’IA dans notre partie du monde. »

Nighat Dad, Directrice exécutive, Digital Rights Foundation (Pakistan) et membre du conseil de surveillance indépendant de Facebook

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« Les nouvelles technologies basées sur les algorithmes peuvent être utilisées pour créer de nouvelles barrières et de nouveaux murs entre les différentes régions du monde.« 

Derya Ozkul, Senior Research Fellow, Refugee Studies Centre, Université d’Oxford (Royaume-Uni)

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Un groupe de travail international et pluridisciplinaire unique en son genre

Pour la première fois, le Forum de Paris sur la Paix et Initiate: Digital Rights in Society ont réussi le pari unique de réunir un groupe de travail composé de membres issus d’horizons géographiques divers, avec une large représentation des pays du Sud, et de domaines académiques multiples pour mettre au point un cadre commun de valeurs et de bonnes pratiques pour la gouvernance de l’IA à l’échelle mondiale. Voici ses membres :

Comité de rédaction : 

  • Anita Gurumurthy, IT for Change (Inde)
  • Chioma Agwuegbo, TechHer (Nigéria)
  • Nandini Chami, IT for Change (Inde)
  • Virgilio Almeida, Berkman Klein Center for Internet and Society, Université de Harvard

Groupe de travail : 

  • Abdul-Hakeem Ajijola, National Cybersecurity Policy and Strategy Review Committee (Nigéria)
  • Abhishek Gupta, Montreal AI Ethics Institute, Microsoft, Green Software Foundation
  • Anita Gurumurthy, IT for Change (Inde)
  • Baobao Zhang, Maxwell School of Citizenship and Public Affairs, Université de Syracuse
  • Chioma Agwuegbo, TechHer (Nigéria)
  • Derya Özkul, Refugee Studies Centre, Université d’Oxford
  • Emre Eren Korkmaz, Department of International Development, Université d’Oxford
  • Francisco Brito Cruz, InternetLab (Brésil)
  • Jean F. Queralt, IO Foundation (Malaisie)
  • Juan Carlos Lara, Derechos Digitales (Chili)
  • Jun-E Tan, Chercheur indépendant (Malaisie)
  • Malavika Jayaram, Digital Asia Hub (Hong Kong)
  • Moussa Kondo, Accountability Lab (Mali)
  • Nagla Rizk, Université américaine du Caire
  • Nandini Chami, IT for Change (Inde)
  • Nighat Dad, Digital Rights Foundation (Pakistan)
  • Peggy Hicks, Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme
  • Roxana Radu, Blavatnik School of Government, Université d’Oxford
  • Shashi Jayakumar, Centre for Excellence for National Security (Singapour)
  • Urvashi Aneja, Digital Futures Lab (Inde)
  • Virgilio Almeida, Berkman Klein Center for Internet and Society, Université de Harvard

Equipe de recherche :

  • Sadhana Sanjay & Tanay Mahindru, IT For Change (Inde)

Secrétariat :

  • Adrien Abécassis, Forum de Paris sur la Paix
  • Merih Angin, Université Koç (Turquie)
  • Elina Noor & Jack Loveridge, Initiate: Digital Rights in Society

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